Nouvelles
Voici deux listes de nouvelles courtoisies de Joël Champetier qui les as réunies lors d’un débat sur la meilleures décennies pour la nouvelle québécoise de SF. Il nous dit:
“Le palmarès des années 80 n’est pas de moi, il est le résultat d’un sondage publié en 1992 dans Solaris 103, colligé par Guy Sirois après un sondage auprès d’un groupe de critiques et d’auteurs du milieu de l’époque. Cette liste compte 48 titres. Pourquoi 48 et non pas un chiffre rond comme 50? Parce c’est le nombre de textes qui ont été cités par au moins deux personnes participants au sondage. La liste de Guy était hiérarchisée; j’ai préféré la reclasser par ordre alphabétique d’auteurs. (J’abrège et condense: on peut se référer à l’article original pour les détails de la méthodologie adoptée par Sirois.)”
J’ai lu toutes ces nouvelles, et je ne peux qu’ajouter ma voix à ceux qui disent que la somme littéraire en question est impressionnante. Je considère que la décennie 80 a été une grande décennie pour la nouvelle de science-fiction québécoise.
Meilleures nouvelles de début 1971 à fin 1980
- “Canadian Dream”, Jean-Pierre April
- ”Télétotalité”, Jean-Pierre April
- ”Impressions de Thaï Deng”, Jean-Pierre April
- ”Les Crabes de Vénus regardent le ciel”, Alain Bergeron
- ”Bonne fête, Univers”, Alain Bergeron
- “La Division”, Bertrand Bergeron
- “Survie sur Mars”, Joël Champetier
- “Coeur de fer”, Joël Champetier
- “Le Vertige des prisons”, Roger Desroches
- “L’incident Chicago”, Jean Dion
- “L’intrus”, Jean Dion
- “Au dieu marteau”, Jean Dion
- “Les Voix dans la machine”, Jean Dion
- “Coineraine”, Agnès Guitard
- “Compost”, Agnès Guitard
- “Contre-courant”, Agnès Guitard
- “Hypercruise”, Michel Lamontagne
- “Geisha Blues”, Michel Martin
- “Vingt sommes”, Michel Martin
- “La Tortue sur le trottoir”, Michel Martin
- “Les Hommes-écailles”, Yves Meynard
- “Une princesse de Serendip”, Yves Meynard
- “La Petite Fille du silence”, Francine Pelletier
- “Instant”, Francine Pelletier
- “L’Ourlandine”, Annick Perrot-Bishop
- “Les Hommes-snoopy meurent tous comme les chèvres du Bengale”, Jean Pettigrew
- “La Vallée des montgolfières”, Jean Pettigrew
- “La Marquise de Tchernobyl”, Claude-Michel Prévost
- “Akimento”, Claude-Michel Prévost
- “Aplatir le temps”, Marc Provencher
- “Devenir vivante”, Esther Rochon
- “Le Piège à souvenir”, Esther Rochon
- “Au fond des yeux”, Esther Rochon
- “Dans la forêt de vitrail”, Esther Rochon
- “La double jonction des ailes”, Esther Rochon
- “Boulevard des étoiles”, Daniel Sernine
- “Métal qui songe”, Daniel Sernine
- “La Tête de Walt Humphrey”, Daniel Sernine
- “Les Amis de monsieur Soon”, Daniel Sernine
- “Yadjine et la mort”, Daniel Sernine
- “Le train”, Marc Sévigny
- “Le Jeu des coquilles de nautilus”, Élisabeth Vonarburg
- “La carte du tendre”, Élisabeth Vonarburg
- “La machine lente du temps”, Élisabeth Vonarburg
- “La Maison au bord de la mer”, Élisabeth Vonarburg
- “Mané, Tékel, Pharès”, Élisabeth Vonarburg
- “Cogito”, Élisabeth Vonarburg
- “L’Oiseau de cendres”, Élisabeth Vonarburg
Dressons maintenant le palmarès des 47 meilleures nouvelles a) de science-fiction, b) publiées pour la première fois dans la décennie 90. La liste qui suit est beaucoup moins “scientifique” que celle de Guy, puisque c’est mon choix personnel, je l’ai fait de mémoire, en m’aidant de ma bibliothèque.
Qui peut dire ici que la seconde liste est inférieure, d’un point de vue littéraire, ou science-fictionnel, à la première? La première est l’oeuvre de 19 auteurs, la seconde de 17 (Il y a quelques pseudonymes dans la liste). Je ne trouve pas que c’est assez différent pour être significatif.
Guy Sirois termine l’article publié dans Solaris 103 avec un décompte des 128 nouvelles qui ont obtenu au moins un vote d’un participant au sondage. Cela comporte plusieurs nouvelles publiées dans la décennie 70, mais on y retrouve plein de bonnes nouvelles des années 80 qui auraient parfaitement pu se retrouver parmi les 47 premières, comme plusieurs nouvelles du recueil Légendes de Virnie de René Beaulieu, “Dire non” de Jean-Français Somain, “Morte-saison” de Jean Dion, etc. Tous ces textes seraient des arguments en faveur de la suprématie des années 80.
En contrepartie, dans ma liste des années 90, j’ai écarté plusieurs excellents textes limitrophes à la SF, comme “La Merveilleuse machine de Johan Havel” de Meynard, “Mystères des pyramides” de Michel Lamontagne, “La Maison de l’anxitexte” d’Eric Gauthier, ou encore la quasi entièreté du recueil L’Assassiné de l’intérieur de Jean- Jacques Pelletier. J’ai oublié des noms, et je n’ai pas nécessairement tout lu…
Meilleures nouvelles de début 1981 à fin 1990
- “La Cité de Niba”, Natasha Beaulieu
- “La Cité de Penlocke”, Natasha Beaulieu
- “Les Voyageurs de la nuit”, René Beaulieu
- “Pharmacopées”, Sylvie Bérard
- “La T-005”, Sylvie Bérard
- “Revoir Nymphéa”, Alain Bergeron
- “Les Jardins de l’infante”, Alain Bergeron
- “L’homme qui fouillait la lumière”, Alain Bergeron
- “Le Huitième Registre”, Alain Bergeron
- “Le Jeu après la mort”, Alain Bergeron
- “Rêves d’anges”, Alain Bergeron
- “{/thea} ou Le Jour venu”, Alain Bergeron
- “Dieu, un, zéro”, Joël Champetier
- “Luckenbach, les mathématiques et autres dangers de Montréal”, Joël Champetier
- “A’t”, Harold Côté
- “Le Projet”, Harold Côté
- “Le Dernier hôtel”, Harold Côté
- “Base de négociation”, Jean Dion
- “Rêves de chiffre”, Jean Dion
- “Dégénérer”, Karl Kleinberg
- “Jusqu’au dernier”, Michel Lamontagne
- “Ralentir l’ennemi”, Michel Lamontagne
- “Un temps pour mourir”, Michel Martin
- “Le Pierrot diffracté”, Laurent McAllister
- “En sol brûlant”, Laurent McAllister
- “Equinoxe”, Yves Meynard
- “La Rose du désert”, Yves Meynard
- “Les Mots du tabac”, Yves Meynard
- “Chasseur et proie”, Yves Meynard
- “Soldats de sucre”, Yves Meynard
- “Le Vol du bourdon”, Yves Meynard
- “Brasiers volés”, Yves Meynard
- “Cloche vaine”, Francine Pelletier
- “Adieu aux armes pour une fourmi-soldat”, Claude-Michel Prévost
- “À la recherche de monsieur Goodtheim”, Daniel Sernine
- “Hôtel Carnivalia”, Daniel Sernine
- “Rêve de métal”, Daniel Sernine
- “Report 323 : A Quebecois infiltration attempt”, Jean-Louis Trudel
- “Tirés d’une même chair”, Jean-Louis Trudel
- “Un papillon à Mashak”, Jean-Louis Trudel
- “Les Ponts du temps”, Jean-Louis Trudel
- “Scorpion dans le cercle du temps”, Jean-Louis Trudel
- “Passions étouffés sous la pierre cendreuse”, Jean-Louis Trudel
- “Chanson pour une sirène”, Elisabeth Vonarburg et Yves Meynard
- “…suspend ton vol”, Elisabeth Vonarburg
- “Le Musée de l’impermanence”, Élisabeth Vonarburg
- “Les Dents du dragon”, Élisabeth Vonarburg
